Le point sur les records de vitesse à la voile sur l’eau

Dernière nouvelle : Loïck Peyron nouveau vainqueur du Trophée Jules Verne.

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Record de vitesse de pointe non homologué*(malheureusement, suivi d’un chavirage), de tous les temps pour un voilier : 61 noeuds.  Exploit donc mitigé pour l’Hydroptère réalisé à la fin 2008.  Depuis, l’Hydroptère fort de cette leçon d’humilité et ragaillardi s’est attelé à battre de nouveaux records de vitesse moyenne, homologués eux, sur 500 mètres à 51,36 noeuds et, deux mois plus tard environ, sur un mille nautique à près de 49 noeuds.  En mars 2010, il se hissait – c’est le cas de le dire - au premier rang des multicoques en tenant une moyenne frôlant tout juste les 51 noeuds sur une distance d’un mille nautique.

(*Les records de vitesse de pointe à la voile sur l’eau ne font pas l’objet d’une procédure d’homologation officielle.)

Alors là, on s’approche de la cadence d’un mille à la minute.   Lorsque les voiliers sillonneront les mers à 60 noeuds de moyenne, les calculs d’ETA ne seront plus qu’un jeu d’enfant.  Enfin, ne sortez pas le champagne car il y a loin de la coupe aux lèvres, quand bien même les records de vitesse à la voile se multiplient, notamment depuis 1972.

Il existe différents types de records de vitesse à la voile homologués et non homologués. Dans l’article précédent, il s’agissait du palmarès de Groupama 3 sur des parcours de bonne longueur ou de bonne durée.  A ce titre, ce trimaran détient toujours le record des vitesses moyennes les plus élevées tenues par un voilier en tour du monde sans arrêt, mais en équipage.  Pourquoi ce preux coursier des mers ne s’attaque-t-il pas au record de vitesse moyenne en tour du monde sans arrêt et en solitaire?  Est-ce faisable sur de si longs parcours, dans des conditions de mer parfois infernales ?  La question se pose aussi pour l’Hydroptère.  La vocation de Groupama 3 à boucler avec brio la plus longue course en solitaire se résume sans doute en ces quelques mots sobres tirés du site web de Cammas:

(…) intouchable au près, constant au vent de travers, capable de descendre très bas au portant quand la mer reste maniable. Or sur un tour du monde, les conditions de navigation ne sont habituellement très dures que pendant moins de 20% du parcours ! C’est donc sur les 80% restant que Groupama 3 vise à gagner des heures qui, cumulées, feront des jours…

Côté monocoques, il convient de se rappeler que Michel Desjoyeaux, skipper de Foncia, avait battu le record de vitesse moyenne en solitaire sur monocoque en tour du monde et sans arrêt, à l’issue du Vendée-Globe 2008-2009 dont il est sorti grand gagnant.  Desjoyeaux était constamment talonné par Guy Jourdain avant l’avarie qui a contraint ce dernier à relâcher aux Açores.  Miche se serait-il dépassé physiquemment comme il l’a fait, de connivence avec son increvable Open 60, sans Guy à ses trousses ?  On ne connaît pas les risques qu’il a pris.  Toujours est-il que son record du tour du monde tient toujours

Pour prendre connaissance des nouveaux records officiels de vitesse à la voile, il faut s’en remettre normalement au World Sailing Speed Records Council (WSSRC) qui les constate et les classe selon des règles précises, notamment la règle du parcours minimal de 500 mètres.  En réalité, pour répondre à la question précédente, il importe de savoir que les planches à voile et différents prototypes de voiliers hors normes alternent avec les maxi multicoques pour monter à l’assaut de nouveaux records de vitesse de pointe. 

 Le site YachtPals présente un très bon article  à ce sujet.  De fait, il ne se passe pas une semaine sans que, quelque part au monde, un nouveau prototype de voilier ne soit lancé et testé en vue de remporter la palme, officielle ou non, des vitesses de pointe.  Et l’un d’eux défoncera aussi, tôt ou tard, la barre des 61 noeuds. Qu’il suffise de constater, en vitesse de pointe, les récents exploits d’Alexandre Caizergues, homologués à 50,98 noeuds et talonné par Robert Douglas à 50,95 noeuds.  (Voir le nouveau record d’Alexandre Caizergues en fin d’article)

 

Et cela, c’est sans compter la venue de la planche à voile volante, c.-à-d. montée sur un plan porteur comme l’Hydroptère.  Ce nouvel engin pourrait fort bien défrayer la chronique des bolides à voile sous peu. 

De retour aux multicoques, celui qui mérite notre attention est sans nul doute l’Hydroptère lequel, comme son nom l’indique, dépasse les vitesses atteintes par des voiliers plus conventionnels comme, par exemple, Groupama 3, et ce à l’aide de plans porteurs sur lesquels il se hisse dès qu’il atteint une certaine vitesse de calcul.

Une fois sustenté par ces plans porteurs, la résistance de l’eau diminue et l’Hydroptère accélère davantage.  On parle de pointes à 50 noeuds et plus.  La difficulté de comportement de ce coursier à voile dépend, dans l’état actuel des choses, de la surface de la mer.

Combien de temps encore un multicoque détiendra-il le nouveau record de vitesse de 61 noeuds ?  Il se peut qu’un autre type de voilier ait déjà défoncé ce record au moment d’écrire lignes.  Il reste toutefois à prendre connaissance de l’exploit.

Comme on l’a dit auparavant, les plans d’eau lisses sont particulièrement propices aux records de vitesse de courte durée.  Par contre, les plans d’eau lisses ne sont pas de dimensions infinies.  On finit tôt ou tard, en mer, par trouver du clapot, ensuite de la vague et puis de la houle.   Et c’est là que la croisière ne s’amuse plus et doit faire demi-tour.

Pas pour longtemps du moins, car sachez bien que dans les bureaux d’études nautiques ont travaille fort à dessiner des carènes et des plans porteurs qui permettront aux hydroptères à voile en général de reléguer les maxi trimarans hyper-rapides au rang des traîne-la-patte.  Blague à part,  rien n’est sûr encore quant à la tenue des trimarans hydroptères en haute mer et, plus particulièrement, sur des parcours difficiles comme par exemple celui du Vendée-Globe où la maniabilité des voiliers par gros temps est gage de sécurité.

Les essais de vitesse en mer d’hydroptères motopropulsés remontent à la fin du 18ème siècle.  Ce ne sont pas les données techniques qui manquent sur les performances et la stabilité obtenues par ces engins en mer.  En outre, le monde de la voile a connu tout récemment un regain d’intérêt envers un dériveur hydroptère inventé en Australie, en 1930 environ, et portant le nom de «Moth» (rien à voir avec le dériveur léger du même nom): 

Reste à voir dans quelle mesure ces mêmes données peuvent, le cas échéant, entrer dans la conception et la popularisation d’hydroptères à voile de compétition ou – pourquoi pas ? – de promenade en mer.  On verra bientôt ce que l’une et l’autre conceptions, monocoque et (surtout) multicoque hydroptères ou conventionnels, nous réservent comme potentiel de vitesse moyenne et de vitesse de pointe.

Quant aux records de vitesse moyenne sur de longues distances, l’enjeu est différente du fait que l’endurance des équipages et du matériel entrent en ligne de compte.  De ce côté, les événements se bousculent constamment. Voir à cet effet la mise à jour à la fin de cet article. 

En ce qui concerne les hydroptères à voile, je vous suggère pour l’instant d’examiner la vidéo qui suit, en vous laissant deviner quelle conception, entre le trimaran conventionnel et l’hydroptère, sera gagnante sur les longs parcours en termes de vitesse moyenne et de sécurité dans l’optique du transport de passagers payants ou non.

Dommage que l’Hydroptère ait culbuté en tentant de battre tous les records de vitesse de pointe à la voile sur l’eau.  Restez néanmoins aux aguets : l’Hydroptère n’a pas dit son dernier mot.

(Point de langue: l’Hydroptère avec un « h » majuscule est une marque déposée et vise spécifiquement l’hydroptère à voile que l’on voit sur la vidéo ci-dessus.)

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MISES À JOUR
: (1) Loïck Peyron remporte le Trophée Jules Verne (2)  Homologation du record absolu de vitesse à la voile sur l’eau – Alex Caizergues  (3) Le 20 mars 2010, on apprend que le maxi trimaran «Groupama 3» est maintenant le voilier le plus rapide au monde sur de longs parcours après avoir remporté le trophée Jules Verne 2010.  Pour de plus amples détails, veuillez consulter les toutes dernières nouvelles au sujet du nouvel exploit de Groupama 3.   

Un petit tour sur MIRABELLA V

Le “MIRABELLA V” est à ce jour le plus grand voilier de luxe à gréement marconi (bermudien) au monde.

Lancé en 2002, la presse nautique en a déjà fait ses choux gras.  Je me contenterai donc de vous proposer une vidéo de YachtPals qui montre ”MIRABELLA V” taillant majestueusement sa route par temps calme.

Ce que la vidéo ne montre pas, c’est comment on s’accommode de la gite à l’intérieur d’un méga voilier de luxe.

Sur le pont, hormis ses proportions énormes, ce bâtiment se comporte en apparence comme tout bon voilier.  Par contre, à l’intérieur, les fauteuils sont vides. Houhou, y a quelqu’un là-dedans ?

Il est fort possible que la vidéo ait été réalisé dans le but de promouvoir la location de Mirabella V car les courtiers en bateaux de plaisance préfèrent généralement les photos ou les vidéos montrant l’intérieur vide. Autrement dit, la vidéo ci-dessus serait avant tout promotionnelle. Personnellement, je préfère voir des photos ou des vidéos de voiliers occupés par des gens. Cela met plus de vie à bord et le bateau s’anime.

Vous trouverez au lien qui suit  la fiche technique de ce superbe voilier. 

Vendée Globe : Steve White 8e aux Sables d’Olonne

Steve White, le skipper britannique de Toe in the Water, a franchi la ligne d’arrivée en ce 109ème jour de course, à 13 h 38 (heure française). Calme, posé, méthodique, il est arrivé en skipper affairé sur son bateau devant une foule impressionnante, d’autant plus que nous sommes en semaine.

Il n’a pas fait de pirouette sur le pont ni d’acrobatie sur l’étrave pour épater la foule en remontant le chenal du port tant il était surpris sans doute de s’apercevoir qu’en France les foules se déplacent, même en semaine, pour venir saluer l’arrivée du huitième concurrent à boucler l’Everest de la course au large.

Par contre, une fois les voiles affalées et le bateau s’approchant de la jetée du port, il n’a pas manqué de rendre au public les salutations et les félicitations qui lui pleuvaient dessus. Retrouvailles émouvantes avec ses proches, suivies de ses premières impressions de la course et de son arrivée aux Sables. Un visage confiant, souriant, retenant comme seuls les Britanniques savent bien le faire, une surexcitation intérieure d’avoir enfin réalisé un rêve vieux de dix ans : participer au vendée Globe, boucler la boucle sans casse, très honorablement.

Il pense déjà aux prochaines courses et se dit prêt à monter son esprit de compétition d’un cran ou deux, maintenant qu’il a bien appris à gérer les parcours d’endurance à la voile par tous temps. Un sponsor, un bateau plus aggressif… et on le verra se présenter à la ligne de départ de prochaines courses aussi prestigieuses qu’exigeantes, prêt à foncer.

Bravo Steve ! Tu es la preuve vivante que lorsqu’on veut vraiment, on peut participer au Vendée Globe et terminer la course, même avec un capital modeste. Le Vendée Globe n’est pas réservé à quelques rares bien nantis; c’est là l’un des grands mérites des concepteurs de cette course au large.

Son poursuivant, Rich Wilson (9e), est toujours aux prises avec un mur pratiquement infranchissable de vents faibles de direction variable qui l’empêche de remonter l’Atlantique ou de progresser vers l’est plus rapidement. Son détour à l’ouest n’a pas été payant. Selon la carte des vents, dans 36 heures environ, il devrait pouvoir faire de l’est à une vitesse nettement supérieure. Patience !

Dinelli (10e) profite des Alizés d’est pour tenir une vitesse respectable malgré une mer toujours inconfortable dans son secteur. Il arrive au 20ème parallèle nord sur les traces de Wilson. Je doute toutefois qu’il aille aussi loin à l’ouest que son prédécesseur.

Sedlacek (11e) est sorti du pot-au-noir et touche les Alizés du nord-est. Il doit être heureux d’avoir retrouvé du vent après des jours à se traîner dans une chaleur moite.

Je ne vois pas pour l’instant comment on peut prédire la date d’arrivée de Wilson aux Sables, même à deux ou trois jours près. Sa neuvième place à la ligne d’arrivée n’est toutefois pas comprise en raison de l’écart important entre lui et Dinelli.

Vendée Globe : 105ème jour de course – Boissières à l’arrivée

Désolé du retard à bloguer. Ce n’est pas par manque de désir, croyez-moi.

Donc, Boissières et bel et bien arrivé 7ème aux sables samedi dernier à 15 h 30 (heure locale). Pour ceux et celles qui se demanderaient encore s’il est un grand favori de la course au large et surtout du Vendée Globe, lisez plutôt les reportages sur les foules qui se pressaient aux Sables pour le voir remonter le chenal d’entrée du port.

Sa première analyse de la course est fort captivante. Il accorde énormément de mérite à son Bateau Akena Vérandas pour cette course bien bouclée, en dépit de toutes les contrariétés. Ce faisant, il s’efface un peu trop comme skipper, un peu comme s’il était au service du bateau et non l’inverse. En fait, cette humilité est tout à son honneur.

Je croyais qu’il allait faire comme Sam Davies et se précipiter à la ligne d’arrivée le plus tôt possible, mais il n’en fût rien. Une heure de plus, une heure de moins, quelle différence pour lui ? Il a préféré attendre le moment favorable pour se présenter aux sables d’Olonne en savourant non loin de la côte ses dernières heures de mer.

White (8e) s’approche en ligne directe des Sables, c.-à-d. sans remonter au nord. Il choisi l’option de tirer des bords à l’ouest-sud-ouest des Sables, à 390 nautiques de la ligne d’arrivée. Sa vitesse vraie est désespérément faible, même si sa vitesse sur l’eau, elle, est respectable. Les Open 60 n’excellent pas au près, encore moins contre les vagues de front pernicieuses à l’entrée du golf de Gascogne.

Il en a encore pour deux à trois jours de guerre de nerfs pour franchir les quelque 400 nautiques qui le séparent de la liesse générée par son arrivée. Toutefois, tout porte à croire qu’il ‘trempe déjà son orteil’ dans la perspective de l’arrivée. Bonne consolation !

Plus au sud, rien de remarquable à signaler si ce n’est que Sedlacek (11e) sera d’ici peu du groupe des nordistes. L’Atlantique nord n’est pas facile à négocier mais il y règne un parfum d’arrivée stimulant pour les skippers du Vendée Globe.

S’ils viennent à manquer de force durant cette dernière étape du Vendée Globe, ils passent en second régime, là où les réserves d’énergie sont toujours surprenantes.

Médecins de la course, à vous la parole si le coeur vous en dit.

Vendée Globe : Arrivée de Boissières dans les 24 heures

Nous en sommes au 104ème jour de course.

Boissières (7e), au pointage de 6 h ce matin, était à 100 nautiques des Sables. La carte des vents indique des vents faibles dans 24 h à l’approche des Sables, quoique les vents le long de la côte pourraient s’avérer plus consistants. S’il est vrai, selon l’ETA non encore révisée de Boissières qu’il arrivera demain en début d’après-midi, c’est qu’il compte sur des vents vraiment faiblards. Autrement dit, il ne veut pas donner de faux espoirs à quiconque d’une arrivée en début de matinée.

Pourtant, il y a tout lieu de croire, au pointage de 6 h, qu’il arrivera tôt dimanche ou à tout le moins en début de matinée, sauf contrariété.

White (8e) était à quelque 700 nautiques de l’arrivée à la hauteur du cap Finistère, faisant route au sud-est. Le cap semble bon, compte tenu des vents prévus aux dernières nouvelles, car il pourra se rapprocher de la péninsule Ibérique par bon vent, pour ensuite mettre le cap au nord-est tout en conservant du bon vent, en faisant toujours du près néanmoins. Pour peu que la mer soit relativement calme, il tiendra une bonne moyenne.

Wilson (9e) suit une trajectoire constante en direction nord-nord-ouest, chose normale dans les Alizés d’est-nord-est, surtout pour rendre la marche plus confortable en évitant de taper dans la vague. Il lui faudra bientôt décider de la façon de négocier les vents contraires prévus dans son étrave. Si les prévisions de vents tiennent, il aura avantage à mettre le cap carrément à l’est pour éviter un détour inutilement long par l’ouest. De toutes façons l’anticyclone lui barre la route dans la direction actuelle.

Dinelli (10e) est à 50 nautiques du pot-au-noir et le passage de cette zone habituellement difficile pourrait être une partie de plaisir pour lui. Il mérite bien ce coup de pouce de Neptune après une remontée longue et difficile de l’Atlantique sud. Dans quelques heures, il pourra même remonter plus au nord tout en conservant une bonne vitesse.

Rien ne change selon les prévisions pour Sedlacek (11e) depuis hier : il devrait bénéficier de vents fort avantageux pour se pointer à l’équateur sans trainer.

Dans deux à trois jours, il ne restera plus de concurrents du Vendée Globe dans l’Atlantique sud.

A noter toutefois que le Canadien Derek Hatfield qui a réparé ses avaries à Hobbart, se prépare à rentrer à la voile en France. On ne sait pas encore si sa destination est les Sables d’Olonne ou non. Dommage qu’il soit techniquement hors-course. Ce gars-là a néanmoins du mérite ! Cela dit, il a intérêt à passer le cap Horn avant la venue de l’hiver dans l’hémisphère sud.

Au pointage de 15 h, Boissières n’était plus qu’à une quarantaine de miles de la ligne d’arrivée. Je veux bien croire que les vents sont faibles dans son secteur et qu’il ne marche pour l’instant qu’à du 4 noeuds. Mais à ce train-là, il devrait franchir la ligne d’arrivée vers huit heures du matin dimanche, à moins qu’il n’ait à louvoyer, chose improbable selon la carte des vents. Enfin, on ne sait jamais, surtout lorsqu’on observe la scène à des milliers de miles des Sables d’Olonne.

White a mis le cap au nord-est plus tôt que je n’aurais cru. Il doit avoir de bonnes raisons d’avoir pris cette décision. Il navigue à 9 noeuds. Pas mal du tout !

Dinelli tire la langue au pot-au-noir : il est en train de le traverser à du 9 noeuds et a franchi l’équateur.

Les prévisions météo juste au sud du pot-au-noir demeurent favorables pour Sedlacek. Pourvu qu’elles soient exactes.

Au pointage de minuit, Boissières a fait demi-tour vers l’ouest, toujours à 4 noeuds de moyenne. Faut croire que son impressario lui a recommandé de ne pas arriver trop tôt dimanche matin afin d’avoir un effet de relations publiques maximum sur la foule amassée aux sables d’Olonne pour l’accueillir en grande pompe. Ou alors, c’est une question de marée pour remonter le chenal du port, conjuguée à une envie irrésistible, sait-on jamais, de passer encore quelques heures seul en mer.

Pour les amoureux de la mer, le retour à la civilisation et au brouhaha de la vie sur la terre ferme nécessite souvent toute une adaptation.